Cuisine

Mes madeleines de Proust Corses…ou un peu de chez moi !

29 juillet 2017

Pas de vacances au village, cette année. Alors, une envie de pâtisser, comme dans mon Ile de Beauté. Ma grand-mère Corse Mariette était une très bonne cuisinière, en revanche les gâteaux n’étaient pas trop son fort à Canaja. J’ai en mémoire de fabuleux beignets, les « torta » (gâteau et pas tarte !), mais cela s’arrêtait là. Nous achetions au boulanger de Campile (le village au-dessus du nôtre, dont notre hameau dépend) frappes, panetta, canistrelli…

Peut-être, avez-vous aussi une madeleine de Proust : un dessert qui automatiquement vous transporte des années en arrière, sur un lieu de vacances, ou chez une personne aimée. Et là, tout revient, les images, les odeurs, les souvenirs. Vendredi, il faisait gris et il « brouillassait » à Strasbourg, d’où une envie subite de gâteaux corses.

pâtisseries corses

Canistrelli, pain d’Espagne et panette, les 3 ont été illico presto confectionnés. Je ne vous livrerai aujourd’hui que la recette des canistrelli, car je ne suis pas satisfaite à 100% de la panette (sorte de brioche plate parfumée à la fleur d’oranger ou au citron, dorée à l’oeuf et parsemée de sucre). J’ai lancé un « SOS » au village, je ne désespère pas ainsi de recevoir la version de mon enfance. Quant au pain d’Espagne, sorte de gâteau léger au citron, j’avoue que la cuisson n’était pas parfaite, donc cela mérite un 2ème test.

Les canistrelli sont les petits gâteaux secs corses les plus traditionnels, il en existe vraisemblablement autant de version que de villages, ils peuvent être parfumés au pastis, agrémentés de graines d’anis, d’arôme de citron, de zestes de clémentines, de fragments de fruits secs, ou de pépites de chocolat, ils peuvent être faits avec de la farine de châtaignes. J’ai opté pour sa version basique : nature!

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Des ingrédients simples, une réalisation enfantine :

De la farine (250g), du sucre (100 g), de l’huile (60 g), du vin blanc (70 g), de la levure (7 g), un peu de bicarbonate (2 g), une pincée de sel et basta…

-Tamiser ensemble la farine, la levure et le bicarbonate, dans un saladier.

-Rajouter le sucre, le sel, mélanger. Puis rajouter l’huile et le vin blanc.

-Mélanger du bout des doigts rapidement. Former une boule, sans pétrir la pâte.

-Sur une feuille de papier cuisson, verser du sucre en poudre.

-Etaler la pâte sur une épaisseur de 3 à 5 millimètres. La déposer sur la feuille avec le sucre. Appuyer pour que les grains de sucre s’incrustent dans la pâte. Découper des carrés de 4 x 4 cm environ. Les disposer sur une plaque à pâtisserie, sur la feuille de papier cuisson, côté sucré au-dessus.

-Cuire environ 25 à 30 mn à four chaud 180°

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Retrouvez la version imprimable en un clic des Canistrelli 

Et vous, quelle est votre Madeleine de Proust ?

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12 Commentaires

  • Répondre Maiwenn 31 juillet 2017 à 12 h 58 min

    Je t’en chipe quelques uns au passage pour accompagner mon thé ! Bonne semaine, bises !

    • Répondre Valentine 1 août 2017 à 18 h 00 min

      Oups, j’ai testé la variante « pastis » ,pfff, pas aussi bonne que je le pensais ! Bonne semaine, abricots trouvés pour ta recette :)

  • Répondre Gigi 30 juillet 2017 à 20 h 13 min

    Les confitures de ma maman
    Et invariablement je pense à ceci

    LES CONFITURES….. Pour mes amies d’expression française

    Le jour que nous reçûmes la visite de l’économiste, nous faisions justement nos confitures de cassis, de groseille et de framboise.
    L’économiste, aussitôt, commença de m’expliquer avec toutes sortes de mots, de chiffres et de formules, que nous avions le plus grand tort de faire nos confitures nous mêmes, que c’était une coutume du Moyen-âge, que, que vu le prix du sucre, du feu, des pots et surtout de notre temps, nous avions tout avantage à manger les bonnes conserves qui nous viennent des usines, que la question semblait tranchée, que, bientôt personne ne commettrait pareil faute économique.
    Attendez Monsieur ! m’écria-je. Le marchand me vendra t il ce que je tiens pour le meilleur et pour le principal?
    Quoi donc? fit l’économiste.
    Mais l’odeur Monsieur, l’odeur. Respirez : la maison tout entière est embaumée. Comme le monde serait triste sans l’odeur des confitures!
    L’économiste, à ces mots ouvrit des yeux d’herbivore
    Ici Monsieur, lui dis je, nous faisons nos confitures uniquement pour le parfum. Le reste n’a pas d’importance. Quand les confitures sont faites, eh bien ! nous les jetons.
    J’ai dit cela dans un grand mouvement lyrique et pour éblouir le savant. Ce n’est pas tout à fait vrai. Nous mangeons nos confitures en souvenir de leur parfum
    Georges Duhamel (fables de mon jardin)

    • Répondre Valentine 1 août 2017 à 18 h 02 min

      Ah Gigi, tu as tout à fait raison, l’odeur des confitures ou de la pâtisserie sortant du four, quel poème et que de souvenirs ! Je t’embrasse et t’espère assez en forme pour nous rejoindre à Eschau en septembre pour Au Fil de l’Est.

  • Répondre Couson 30 juillet 2017 à 15 h 54 min

    Ma madeleine sont les tartes aux fraises dont le parfum doit être celui de l’enfance car je ne l’ai jamais retrouvé! Bises et merci pour cette recette

    • Répondre Valentine 1 août 2017 à 18 h 03 min

      Oh là là , bon choix Béatrice… Tu me donnes envie :)

  • Répondre Cécile 30 juillet 2017 à 10 h 27 min

    Ma grand-mère faisait « le gâteau de pain » très largement connu en France et qui varie selon les régions. A cette époque le moindre morceau de pain était précieux et le jeter était presque un sacrilège !
    Alors elle faisait des morceaux avec ses bouts de pain durs, les faisait tremper dans du lait rajoutant des oeufs, du sucre et de la vanille et hop au four….un délice !
    Merci pour ta recette ! Je les garde précieusement :)
    Amicalement et gros bisous

  • Répondre violine 30 juillet 2017 à 9 h 24 min

    il me semble que la nounou de mes enfants nous faisait ce genre de petits gâteaux secs pour Pâques. En tout cas sûre que le vin blanc faisait partie des ingrédients.. et elle les mettait en petits boules. Les enfants (et les adultes) adoraient cela .
    Ils pouvaient se conserver un certain temps dans une boite
    bizz
    violine

    • Répondre Valentine 1 août 2017 à 18 h 11 min

      Déjà 2 fournées de faites, et malheureusement, pas le temps de les stocker dans des boîtes hermétiques… Est-ce le fait de les mettre dans un bocal à la vue de tous ?

  • Répondre Marie 30 juillet 2017 à 8 h 00 min

    Merci chère Frédérique de nous offrir cette recette de ton enfance et les souvenirs qui y sont liés.
    Ce que tu dis de ton village corse est très touchant et me rappelle avec émotion les vacances que je passais avec ma soeur chez notre tante Anita en Italie.
    C’est chez elle que j’ai mangé pour la première fois son « dolce al mascarpone » qu’ailleurs on appelle tiramisù.
    Et c’est chez elle aussi que je mangeais, comme toi , du « pan di Spagna » et des « savoiardi » qui entrent d’ailleurs dans la composition du « dolce al mascarpone » et qui ressemblent beaucoup à nos biscuits à la cuillère.
    Et, rien à voir avec la pâtisserie, mais c’est aussi auprès d’elle et de nos cousines que j’ai appris à parler italien, ce qui allait totalement orienter le cours de ma vie personnelle et professionnelle.
    Merci encore pour ce plongeon dans nos souvenirs mutuels, les paysages et les odeurs qui y sont liés et pour la recette des canistrelli que je vais tester en toute confiance.
    Je t’embrasse bien amicalement.

    • Répondre Valentine 1 août 2017 à 18 h 15 min

      Il est vrai que nos souvenirs des 2 côtés de la méditerranée, pour toi l’Italie, pour moi la Corse, ont forcément un goût de ressemblance… Après un test, les canistrelli , version pastis, sont moins bons que prévus…il faut donc bien privilégier la recette traditionnelle avec huile d’olive !
      Je viens juste de récupérer la recette de la panette d’une cousine du village, je teste ce week-end !
      Bises très affectueuses, et bel été à toi

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